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Certification, avis clients, comment rassurer en franchise.

Les avis sur Amazon, les notes de Trip Advisor… un label NF, une certification ISO 9001… sont aujourd’hui des moyens d’assurance de qualité pour les industriels ou distributeurs pouvant les afficher. Mais est-ce la même chose en Franchise ? Oui mais rarissime et mon propos est de sensibiliser le lecteur aux avantages de telles démarches.


La franchise est juridiquement faiblement encadrée. Nous avons certes une loi Doubin et une riche jurisprudence, mais insuffisante à mon sens pour éviter les créations « sauvages » de réseau reposant sur de faibles fondations.


Tout l’intérêt d’une certification est de pallier à cette déficience. S’il est facile de s’inventer franchiseur, alors utilisons un label extérieur reconnu, prouvant le sérieux du concept et la véracité des propos affichés.


C’est ce que j’ai souhaité proposer aux clients du cabinet AXE RESEAUX, qui est aujourd’hui le seul cabinet de conseil en franchise certifié OPQCM. L’Office Professionnel de Qualification des Conseils en Management a été créé en 1979. C’est une organisation indépendante dans ses décisions, reconnue par l’Etat qui est associé à sa création et participe à ses instances avec une voix consultative.

Sa mission est de délivrer aux cabinets de conseil un certificat de qualification, en reconnaissance de leur professionnalisme, en fondant sa décision sur des critères précis : 

  • Le respect de la réglementation,
  • L’adéquation des compétences et des moyens techniques et humains aux missions menées,
  • La satisfaction des clients,  
  • La pérennité financière,
  • Le respect du code de déontologie, du code de conduite professionnelle et du règlement intérieur.


A noter que selon l’arrêté du 19 décembre 2000, elle est obligatoire pour les cabinets de conseil qui délivrent des prestations juridiques à titre d’accessoire, ce qui est le cas du Document d’Information Précontractuel. De même, une société de conseil employant essentiellement des prestataires indépendants (free-lance) ne peut prétendre au label OPQCM.


Ainsi, les examinateurs de l’OPQCM ont repris 6 mois durant nos liasses fiscales, vérifié nos paiements des cotisations URSSAF, TVA, IS… consulté notre registre du personnel, mais aussi appelé nos clients pour vérifier la qualité de nos prestations et surtout analysé chacun des outils vendus (audit de franchisabilité, plan de formation, manuel opératoire, grille candidat, budget prévisionnel,..) pour juger de leur efficacité dans les missions menées.


Un autre examen réside dans un entretien physique d’une demi-journée avec l’examinateur, puis enfin, le dossier est soumis à un jury.

A l’issue de ces contrôles et entretiens, l’OPQCM atteste (ou non) que le cabinet de conseil possède les capacités de réaliser et/ou a déjà réalisé à la satisfaction des clients, les prestations dans les domaines pour lesquels il est qualifié.


Parce qu’un avis client favorable n’est souvent pas daté et qu’un avis défavorable n’est jamais publié, parce que l’affichage d’une référence provient parfois d’un appel d’offres perdu, mais aussi parce qu’il ne faut pas se limiter à un beau discours commercial sans assurance de réalisation concrète des promesses évoquées, le label OPQCM permet de reconnaitre un professionnel du métier, soucieux de ses résultats dans le temps et de leur libre jugement par un tiers.


De par son impartialité, le label OPQCM assure ce qu’un simple avis client n’est pas en mesure de réaliser : l’audit interne du cabinet, la réalité et l’exhaustivité des références citées.



Laurent Delafontaine