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La micro-franchise comme vecteur de développement social

I. La création d’entreprise comme une réponse au chômage

 

La France comptait en 2016 près de 554 028 nouvelles entreprises recensées, dont 222 792 sous le régime du micro-entrepreneur (soit 40 % des créations nationales).

Avec 1 976 réseaux, 74 102 points de vente franchisés et un chiffre d’affaires global de 59,55 milliards d’euros en 2017, d’après FFF, la franchise se positionne également comme un système contractuel incontournable dans le paysage commercial français.

Parallèlement, nous dénombrons aujourd’hui 9% de sans-emploi sur le territoire hexagonal, pour qui le retour à la vie professionnelle s’avère parfois difficile (âge, manque de qualification, mobilité géographique …).

 

Ces deux modes d’entrepreneuriat apparaissent a priori comme deux solutions distinctes pour lutter contre le chômage, or, la microentreprise et la franchise ne sont pas incompatibles. Il est en effet possible de créer son propre emploi, en bénéficiant du savoir-faire, d’une marque et de l’appui d’un réseau national, tout en étant bénéficiant d’avantages au démarrage puis d’allègements fiscaux. C’est la micro-franchise.


II. Qu’est-ce que la micro-franchise ?

 

La micro-franchise, répond en tous points aux prérogatives de la Franchise. Ce système s’adresse avant tout à des autoentrepreneurs souhaitant créer leur activité en limitant les risques, et en apprenant un nouveau métier.

 

Les investissements sont limités (inférieur à 10 000€ généralement), au même titre que l’espérance de chiffre d’affaires dans un premier temps. En effet, en échange de démarches simplifiées et d’allégements de charges, le statut d’autoentrepreneur limite le chiffre d’affaires réalisable sous ce statut à 70 000€ (services) ou 170 000€ (vente de marchandises).

 

Le micro franchisé acquiert donc une activité clé en main, matériel inclus, avec des redevances d’enseignes généralement majorées par rapport à un contrat classique. S’il souhaite étendre ou développer davantage son activité, le contrat devra être renégocier avec la Tête de réseau.

 

III. Comment démarrer son projet de micro-franchise ?

 

Le plus simple est de s’adresser directement aux Franchiseurs proposant cette formule, selon les secteurs d’activité souhaité. Le porteur de projet sera ensuite aiguillé et accompagné dans toutes ses démarches. Parmi ces réseaux nous retrouvons par exemples des enseignes bien connues : Mikit, O2, Cosméticar, Naturhouse, Safti, …

A noter que l’ADIE propose un service d’aide à la création, au choix d’un réseau, ainsi que des financements particuliers dédiés aux futurs micro-franchisés.

 

Si la micro-franchise n’est pas une solution miracle face au chômage, cette formule a le mérite de proposer une alternative au salariat et à l’entrepreneuriat « solitaire » en permettant à des personnes de réaliser leur rêve d’indépendance et de retour à l’emploi dans un secteur qu’ils affectionnent, et bien souvent dans leur ville ou leur département de vie.  



Nicolas Fertil