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Franchiseur : financez votre développement !

Franchisé, quel type de financement pour créer son entreprise ?

Ouvrir une franchise nécessite des ressources financières plus ou moins conséquentes, notamment selon l’enseigne, le secteur d’activité, la spécificité du savoir-faire, la notoriété, le type de local exigé… Obtenir un financement est une étape décisive dans le parcours du candidat à la franchise, conditionnant sa réussite. S’il existe différentes sources de financement, c’est au futur franchisé de choisir celle qui lui semble la plus appropriée.

L’emprunt bancaire : la solution de financement la plus fréquente

Le prêt bancaire représente la solution par excellence pour obtenir les ressources financières nécessaires à l’ouverture d’une franchise. Le candidat, après avoir élaboré un business plan fiable, entame sa recherche de financement afin de pouvoir emprunter une somme nécessaire à l’aboutissement de son projet professionnel. Au préalable, il devra constituer un dossier contenant notamment une présentation du projet entrepreneurial et du concept, une étude de marché, un CV détaillé…, à présenter à différents établissements bancaires. Pour obtenir un emprunt, le futur franchisé doit exposer et incarner son projet, en démontrer la fiabilité et le potentiel, en se montrant concis et convaincant. L’entrepreneur doit notamment fournir certains documents (justificatifs de provenance des fonds pour l’apport, copie du DIP et du contrat de franchise, K-bis et les projets de statuts de la société, promesse de bail…) mais doit aussi témoigner de sa stabilité sur le plan personnel et familial.

Si la franchise représente une sécurité pour le candidat et par conséquent, pour les banques, il reste fréquent de faire face à un ou plusieurs refus. C’est pourquoi, il est indispensable d’élaborer un dossier solide à présenter auprès de différentes banques. Le candidat peut également mettre en concurrence ces établissements afin d’obtenir l’accord le plus avantageux (taux d’emprunt, frais de tenue de compte, commission de mouvement, coût de location d’un terminal de paiement,…). Néanmoins, au-delà de l’aspect strictement financier, la dimension humaine est à prendre en compte. Il est dans l’intérêt de l’entrepreneur de choisir une banque qui croit véritablement en son projet, qui partage sa vision et qui sera en mesure de le conseiller au mieux.

L’apport personnel : la condition sine qua non

Pour intégrer un réseau de franchise, le candidat à la franchise doit disposer d’un apport personnel, somme mobilisable sans recours à l’emprunt bancaire, représentant généralement 30 à 50 % de l’investissement global. L’apport personnel est un des critères d’entrée, exigé par la plupart des enseignes, auquel le candidat doit répondre. Il doit alors être en capacité de réunir cette somme, généralement issue de son épargne personnelle. Cependant, l’apport personnel comprend également les sommes réunies par don, héritage, prêt d’honneur (accordé par des associations spécialisées), aide, subvention ou encore recours à un associé ou investisseur. Cet ensemble de ressources constitue les fonds personnels du franchisé.

Le franchiseur : l’implication du réseau

Les réseaux ont un rôle à jouer dans l’accompagnement des franchisés. De l’accompagnement à la création d’entreprise, la recherche de local commercial, à l’aide au financement, le franchiseur met en place un certain nombre d’actions pour accompagner efficacement le candidat dans les différentes étapes, du premier contact à la signature du contrat. Si le franchiseur met en place une aide dans les démarches faites par le candidat, auprès des établissements bancaires, il peut également participer au financement, par le biais de différentes alternatives. Le franchiseur peut notamment (c’est très rare) accorder un prêt de type « crédit vendeur » au franchisé ou lui proposer un contrat de franchise participative. Ce type de contrat implique que le franchisé cède des parts au franchiseur, qui possède donc une partie du capital de la franchise. Cette solution offre la possibilité aux candidats ne disposant pas de ressources suffisantes, de parvenir à ouvrir leur franchise. Toutefois, cela requiert une réflexion approfondie de la part des deux parties et une transparence sur les conditions de récupération des parts, à terme. Cela oblige aussi la rédaction d’un pacte d’actionnaires, précisant la totale autonomie du franchisé dans la gestion de son entreprise, le franchiseur n’agissant qu’en apport en capital avec une date de sortie et des conditions liées préalablement décidées.

Les investisseurs : la sollicitation d’acteurs externes

Le franchisé, s’il ne parvient pas à réunir la somme nécessaire, peut solliciter des investisseurs à la recherche de projets porteurs. Il existe des profils de « business angels » ou encore des sociétés de capital-risque qui accompagnent le franchisé, lui permettant l’obtention d’un financement mais également l’accès à des contacts et compétences, qui lui seront bénéfiques. Les investisseurs étudient attentivement le projet entrepreneurial mais également le profil du candidat, qui devra là aussi se montrer pleinement convaincant. Ces alternatives s’adressent généralement à des projets ne nécessitant pas de mobiliser de somme exorbitante.

Autre solution pour le franchisé, faire appel à des proches, au sein de son cercle familial ou amical, pour obtenir un financement de type « love money ». Il peut également envisager d’ouvrir sa franchise avec l’aide d’un associé, en partageant les parts, proportionnellement ou non à l’investissement financier de chacun.

Les aides et subventions : le recours aux organismes publics

Le candidat peut se tourner vers des organismes et dispositifs publics (OSEO, NACRE, Initiative France et Réseau entreprendre,…) afin de bénéficier d’aides et de subventions, lui permettant de mener à bien son projet de franchise. Ces organismes interviennent auprès des établissements bancaires et se positionnent en tant que partenaires. Ils offrent au candidat la possibilité d’obtenir des prêts d’honneur, des garanties, subventions ou encore avances de fonds. Ils participent à rassurer les banques et à sécuriser l’entrepreneur. Il existe une multitude d’organismes, d’aides et subventions, néanmoins, toutes ne s’adressent pas aux franchisés, qui bénéficient déjà de l’accompagnement du réseau. Il convient donc au candidat de se renseigner sur les conditions d’obtention de chacune.

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