Tout savoir sur le conseil en franchise

Rencontre avec Chloë Ado Chatal, consultante AXE RESEAUX depuis 2018.

Pouvez-vous nous décrire votre métier ? Une semaine ordinaire ?

Le métier de consultant requiert une véritable faculté d’adaptation, il s’agit avant tout d’être disponible pour nos clients et de leurs apporter les réponses adéquates face aux problématiques spécifiques liées au développement de leur concept.  Nous abordons au quotidien de nombreux sujets pour accompagner nos clients sur tous les domaines : le juridique, la gestion, les questions liées à la stratégie financière, mais aussi et surtout la structuration du savoir-faire et des process internes. Grâce au savoir-faire du cabinet, nous avons pu développer un véritable savoir-faire franchiseur. Nous adaptons un ensemble de méthodes éprouvées pour garantir la structuration et le développement de tous nos clients.

Lorsque nous réalisons une mission complète de structuration, nous nous engageons dans un projet de 6 à 8 mois avec le futur franchiseur. Nous réalisons l’ensemble des livrables nécessaires à un lancement en réseau optimal. L’ensemble de nos missions s’inscrivent dans la durée, il est donc difficile d’identifier une semaine type. Nous nous adaptons aux besoins de nos clients et aux priorités. Notre temps est néanmoins grandement consacré à la réalisation des différents livrables.

Qui sont vos clients ?

Nos clients ont des profils très variés, nous avons l’opportunité de réaliser des missions au sein de secteur d’activité divers, sur des problématiques spécifiques et dans des réseaux de toute taille. En tant que consultants, notre rôle est d’apporter les solutions adéquates pour accompagner nos clients dans le développement de leur enseigne. Grand nombre de nos clients évoluent dans le secteur de la restauration assise et rapide, toutefois, nous intervenons sur tous types de domaines : retail, textile, immobilier, bâtiment, service à la personne…

Comment intervenez-vous chez eux ?

Là encore, nous nous adaptons aux clients, selon leur profil et leurs attentes.  Nous travaillons plus ou moins en autonomie, avec et chez le client. L’intervention chez le client, qui gère souvent en même temps son exploitation, est très disparate. Nous devons donc nous adapter, être autonome et force de proposition. Certains clients demandent plus d’accompagnement que d’autres, nous devons alors répondre régulièrement à leurs interrogations et leurs craintes. Quand nous intervenons chez un grand compte, nous sommes généralement amenés à collaborer avec un chef de projet interne. Le fait d’avoir un relai interne facilite les échanges et le déroulement de la mission.

En règle générale, la réalisation des bibles requiert la présence du consultant, qui se rend sur place afin d’observer le cycle de vente, la production et l’exploitation. Cette phase peut nécessiter plusieurs déplacements en fonction de la complexité de l’activité. A la suite de cela, nous échangeons par le biais de rendez-vous téléphoniques réguliers afin de relire les différents supports réalisés et effectuer les modifications nécessaires. Le consultant travaille en autonomie et programme différents points de suivi afin de valider l’avancement du projet avec le client.

Quels sont vos meilleurs souvenirs de mission ?

Il s’agit de ma deuxième mission réalisée auprès de K-Pizz, une enseigne de restauration. La dimension humaine joue un rôle très important dans du déroulement des différentes missions. Je garde un bon souvenir de cette collaboration qui s’est très bien déroulée, au cours de laquelle nous avons créé une véritable relation de confiance, de bienveillance et d’échanges mutuels. L’enseigne se développe aujourd’hui très bien et cela est très satisfaisant de voir nos clients atteindre leurs objectifs. C’est toujours gratifiant, en tant que consultant, de jouer pleinement son rôle de conseil et de prendre les bonnes décisions afin de mener à bien les projets en collaborant main dans la main avec nos clients.

Quels sont vos pires souvenirs de mission ?

Je dirais qu’il s’agit d’une mission au cours de laquelle la collaboration avec le client s’est avérée compliquée, dû à un manque de disponibilité de sa part.  Beaucoup de nos clients gèrent simultanément leur exploitation et leur projet de développement. Néanmoins, il reste impératif de pouvoir échanger régulièrement avec eux afin de réaliser un suivi, de recueillir les documents nécessaires et de valider ensemble les étapes à venir. Sur cette mission, nous n’avons pas réussi à établir une collaboration optimale et trouver un équilibre entre travail en autonomie et coopération. Malgré une volonté d’adaptation et un investissement sans faille, il n’en est pas moins difficile de mettre à profit un savoir-faire lorsque le client a trop peu de temps à consacrer au projet de développement.

D’après vous pourquoi une enseigne se développe-t-elle plus vite qu’une autre ?

Le développement d’une enseigne dépend, selon moi, de différents facteurs. Le développement d’une enseigne tient essentiellement à l’investissement humain et financier dédié au projet et de l’ensemble des moyens mobilisés par le franchiseur. Une enseigne se développera plus vite en considérant la franchise comme une activité économique à part entière et en mettant en œuvre les ressources nécessaires.

A cela s’ajoute la personnalité du franchiseur. Même si la franchise est un modèle éprouvé, la décision finale : lancer ou non le développement de son enseigne, nécessite une prise de risque. Il y a des paris à relever et cela dépend avant tout du caractère du dirigeant. Le franchiseur doit être capable de faire les bons choix et de prendre des risques mesurés. On retrouve différents profils de dirigeants, ceux qui vont se développer très vite, quitte à faire des erreurs et qui risquent de rencontrer des problématiques dans les années à venir, et à l’inverse ceux qui peinent à laisser la main sur leur projet, très protecteur de leur concept, qui mettront davantage de temps à se développer. L’affect joue un rôle dans le développement d’une enseigne. Pour un jeune franchiseur, exploitant seul son concept la dimension affective prend généralement une place conséquente dans les étapes déterminantes, contrairement à un réseau en propre structuré, dont le développement sera pris en charge par un collaborateur, qui prendra des décisions plus pragmatiques et opérationnelles. Il s’agit alors de trouver un juste milieu et de prendre le recul nécessaire pour mettre en place la meilleure stratégie de développement.

Rencontre avec Prelys Courtage

Créée en 2013, Prelys Courtage, réseau de courtiers spécialisés en prêt immobilier poursuit son maillage territorial et multiplie les projets. Rencontre avec Damien Pacouil, Directeur général et fondateur de l’enseigne Prelys Courtage.

Comment l’enseigne a-t-elle vu le jour ?

Prelys Courtage a été créée en 2013 à Tours, où se trouve actuellement le siège social. Nous avons véritablement lancé le développement de l’enseigne il y a deux ans, avant cela nous avions créé quatre pilotes en propre. Nous avons préparé la structuration et la modélisation de la Tête de Réseau avec l’accompagnement du cabinet AXE RESEAUX. Depuis, nous avons ouvert une dizaine d’agences en France et en Outre-mer. Notre cœur de métier consiste à intervenir en tant qu’intermédiaire entre nos clients, porteurs de projets immobiliers, notamment de résidence principale ou bien d’investissement locatif, et les différents établissements financiers. Ainsi, nous permettons à nos clients d’optimiser leur temps tout comme leurs frais, en les accompagnant dans les bons choix de produits bancaires, la mise en place de leur financement et l’aboutissement de leur projet.

Quels sont vos objectifs de développement ?

Nous souhaitons poursuivre le maillage territorial, avec une priorité sur les régions Île de France, Aquitaine et Haut-de-France. Dans cette volonté, nous travaillons notamment sur un nouveau modèle économique afin de proposer un modèle « ambassadeur » plus souple, pour recruter de nouveaux collaborateurs, à côté de la franchise. Nous avons bâti un réseau très organisé et structuré, notamment en ce qui concerne le plan d’action du développement d’une zone, ce qui nous différencie vraiment des autres enseignes. Nous avons, en ce sens, des retours très positifs de la part des futurs franchisés. Nous avons été les premiers à digitaliser et détenons aujourd’hui notre propre CRM que nous développons depuis sept ans et qui assure un lien permanent entre le front office, le middle et le back office. Nous disposons également d’une application mobile et sommes en train de développer différents projets qui vont nous permettre d’être encore davantage agiles et performants. Tous les collaborateurs bénéficient d’une formation initiale, d’un coaching collectif et individuel, d’un expert crédit à disposition ainsi que 30 ateliers performances afin de faire le plus de business possible et le plus rapidement possible.

Quelle a été votre la relation avec le cabinet AXE RESEAUX et sur quelles missions est-il intervenu ?

La mission s’est particulièrement bien déroulée, notamment en termes de disponibilité et de réactivité, dont a su faire preuve l’ensemble de l’équipe. AXE RESEAUX est un cabinet de conseil très structuré qui nous a apporté une grande performance, notamment en ce qui concerne le recrutement de franchisés, la formation et l’accompagnement de l’ensemble de nos collaborateurs. Le cabinet AXE RESEAUX nous a permis de nous structurer afin d’accélérer notre développement en franchise et nous a également accompagné dans la rédaction du manuel opératoire. Encore merci à toute l’équipe !

 

 

 

 

Créer des commissions de travail dans son réseau de franchise

La création de comités d’enseigne, composés de membres élus parmi les Franchisés et mandatés sur des sujets spécifiques vise à intégrer les partenaires dans les réflexions stratégiques menées par l’enseigne. Les Franchisés deviennent représentants, porteurs et ambassadeurs d’un projet auprès de l’ensemble du réseau. Cela facilite alors la transmission des messages entre la Tête de Réseau et les Franchisés ainsi que l’acceptation de certaines décisions, jugées plus légitimes par le reste des membres du réseau, grâce à la présence de leurs pairs à ces commissions. En effet, en donnant la parole et un pouvoir décisionnel à un certain nombre de Franchisés, qui se portent garants auprès des autres partenaires, le Franchiseur assure une forme de représentativité dans les stratégies élaborées. Élire des représentants permet alors d’intégrer et fédérer les Franchisés pour co-construire un réseau actif et opérationnel. Impliquer les partenaires dans les différentes réflexions de fond permet également de bénéficier des retours d’expérience des Franchisés, d’avoir accès aux informations de terrain et ainsi intégrer la pratique dans la mise en place des stratégies. Grâce à ces commissions de travail, la Tête de Réseau pourra mettre en place des process, outils, méthodes adaptées, en adéquation avec la réalité du terrain.

Élection des représentants

Les représentants sont généralement élus sur une durée délimitée et sollicités sur des sujets spécifiques (commission achat, commission RH et personnel, commission informatique, commission RD innovation produit, commission marketing communication,…) en fonction de leurs appétences, leurs compétences mais aussi de leurs diverses expériences professionnelles.

La Tête de Réseau élabore les modalités d’inscription pour les franchisés selon des conditions d’éligibilité préalablement définies (ancienneté, résultats aux enquêtes clients mystère et enquêtes d’hygiène, non retard de paiement des redevances, respect des règles d’approvisionnement à la centrale…). Les Franchisés remplissant les conditions requises peuvent alors présenter leurs candidatures au Franchiseur, qui les approuvera (selon les critères définis) et les diffusera à l’ensemble des partenaires, généralement un mois avant l’élection. Ensuite l’ensemble du réseau se réunit et vote pour élire ses futurs représentants, la convention annuelle du réseau est un moment idoine pour organiser cette élection.

Organisation des comités

L’objectif de ces comités de travail est de traiter des sujets de fond et des axes stratégiques pour l’enseigne (nouveau site internet, application mobile avec click and collect, politique de fidélisation client, système d’encaissement…) dans un cadre de réflexion établi, avec des objectifs précis et inscrits dans le temps, généralement sur une à deux années, le tout chapoté par la Tête de Réseau. L’objectif est de tirer profit de ces échanges et d’obtenir des résultats concrets. Ces thématiques spécifiques pourront être définies à l’occasion des conventions annuelles, lors desquelles seront élus les représentants et établis les différents groupes de travail.

Au préalable, la Tête de Réseau doit définir le nombre de Franchisés représentants, généralement un tiers des membres des commissions (dans la limite de 6-8 participants par commission, soit 2-3 franchisés), le nombre de thématiques à traiter mais aussi, la répartition des groupes et les règles de fonctionnement. Afin d’optimiser la participation des Franchisés représentants et l’efficacité de ces réunions, il est nécessaire de mettre en place une organisation rigoureuse : mise en place d’un calendrier annuel, anticipation des dates et lieux de réunion, gestion de la logistique, préparation des réunions et ordre du jour, rédaction de comptes rendus à diffuser à l’ensemble du réseau… Des conditions de travail favorables permettront de tirer profit de ces instances et d’éviter tout désistement ou manque d’investissement de la part des représentants. La Tête de Réseau doit présenter un projet clair, structuré et abouti afin que les Franchisés candidatent en connaissance de cause et qu’ils puissent honorer ce nouvel engagement et les responsabilités qui l’accompagnent. C’est un moyen pour le Franchiseur de compter au sein des comités, les Franchisés les plus dynamiques, investis, qui sauront s’investir pleinement afin de défendre les intérêts du réseau.

Une structuration de ces commissions de travail permettra également aux représentants de pouvoir anticiper ces rendez-vous et de s’organiser en fonction leur activité, qui ne doit pas pour autant être négligée. Ces comités permettent à la Tête de Réseau et aux partenaires représentants de défendre des intérêts communs et d’œuvrer ensemble pour le bon fonctionnement du réseau.

Rencontre avec Cyclable

Créée en 2005, l’enseigne Cyclable, spécialiste du vélo art de vivre, poursuit son développement avec pour objectif, atteindre les cent magasins d’ici 2025.
Rencontre avec Marjorie Routin, coordinatrice réseau de l’enseigne Cyclable.

Comment l’enseigne a-t-elle vu le jour ?

Le premier magasin a ouvert ses portes en 2005 à Toulouse, avec Boris Wahl et Isabelle Guiu, qui en ont par la suite, ouvert un second à Dijon. Ils ont poursuivi le développement à Lyon, où ils se sont mis en relation avec des magasins indépendants. La volonté était alors de lancer un réseau de franchise afin de créer une synergie. En 2009, l’enseigne est rejointe par Roland Barthez, associé, actionnaire principal, ce qui a alors permis d’accélérer le développement. Entre 2012 et 2013 Cyclable connaît une véritable croissance et s’implante sur un marché en plein essor en se positionnant sur le créneau du vélo longue durée. On compte actuellement 53 magasins, répartis sur l’ensemble du territoire ainsi que 2 magasins en Suisse, sur un modèle de développement mi-franchise, mi-filiale.

 

En quoi le concept se différencie-t-il ?

Cyclable se différencie par son approche et son réseau de passionnés. Le vélo est un outil de déplacement tout public, qui a repris ses droits, notamment dans les villes, avec de nouvelles politiques d’aménagement et la création de nombreuses pistes cyclables. L’enseigne conçoit le vélo comme un moyen de transport à part entière, fiable et longue durée, pour une utilisation au quotidien. Nous proposons différentes gammes de vélos, pliants, électriques, de randonnées, pour enfants ou encore cargo, fabriqués en Europe, ainsi que les équipements adaptés. Cyclable réunit l’expertise et la passion pour partager cet art de vivre à tous les adeptes du vélo.

Quelles sont vos perspectives de développement et en quoi le cabinet AXE RESEAUX est-il intervenu ?

Après avoir réalisé une levée de fonds il y a trois ans, nous en préparons une prochaine, au cours de l’année. Nous visons la barre des cent magasins d’ici 2025, toujours avec la même proportion filiales/franchises. Nous cherchons également des locaux, plus grands qu’à notre habitude, afin de pouvoir proposer à nos clients l’ensemble de nos gammes de produits. Le cabinet AXE RESEAUX nous a accompagné sur deux missions. Tout d’abord sur la mise en place du manuel opératoire, notamment en restructurant notre savoir-faire, tant sur le fond que la forme, mais aussi en ce qui concerne notre stratégie de développement, notamment sur des problématiques comme la typologie de magasin ou encore l’implantation.

 

Quelle a été votre relation avec le cabinet AXE RESEAUX ?

AXE RESEAUX nous a permis de prendre du recul et nous a accompagné dans les différentes étapes à suivre. Nous avons atteint nos objectifs fixés sur les missions réalisées. Le cabinet, avec lequel il a été agréable de collaborer, a su faire preuve d’une grande disponibilité et s’est adapté à nos besoins. AXE RESEAUX nous a fait partager son expérience de la franchise et nous a porté une vision d’ensemble.

4 moyens d’intégrer ses franchisés à la vie du réseau

1/ Animer le réseau

L’animation est un pilier qui permet d’assurer l’homogénéité du réseau et l’intégration des partenaires. Il s’agit d’un véritable vecteur d’intégration et de fidélisation. L’animateur de réseau est alors garant de la bonne application du concept, de la transmission d’informations et de la relation entre franchiseur et franchisés. Il délivre les conseils opérationnels adéquats et challenge les franchisés afin d’optimiser la performance du réseau, à l’aide des tableaux de bord et du référentiel réseau. Il sait également faire preuve d’écoute et de bienveillance pour répondre aux différentes problématiques rencontrées par ses partenaires. L’organisation de visites régulières, le recueil d’informations, le partage des bonnes pratiques et l’analyse de performance globale des points de vente permettent notamment un suivi individualisé de qualité à destination de l’ensemble des franchisés, grâce à un plan d’animation annuel du réseau.

2/ Instaurer des moments collaboratifs, conviviaux et fédérateurs

Le franchiseur se doit d’organiser des moments d’échanges conviviaux entre les partenaires franchisés notamment par le biais de rendez-vous instaurés. Il peut mettre en place une convention annuelle, appelé également séminaire, afin de faire un bilan global avec l’ensemble des membres du réseau, franchisés et équipe franchiseur (communication des chiffres, projet à venir, perspectives de développement, transmission d’information, activités…). Le team building, à travers l’organisation de rencontres conviviales, d’activités ludiques et collaboratives, permet de renforcer le lien social et la cohésion entre les membres afin de fédérer le réseau autour de valeurs communes et d’une « âme » : celle qui a amené les franchisés à rejoindre l’enseigne.
La formation continue est également un moyen de mettre en avant la collaboration et la coordination entre les partenaires du réseau, en organisant des sessions de travail sur des thématiques spécifiques et des temps de dialogue, les franchisés peuvent ainsi échanger sur leurs expériences respectives, et tirer profit de ces moments de partages informels. Il est indispensable de créer des moments de rencontre et de partage afin favoriser l’aspect relationnel, au cœur du métier de franchiseur.

3/ Créer des instances représentatives

A partir d’une certaine taille de réseau, il est nécessaire de mettre en place des commissions participatives et d’élire parmi les franchisés, des représentants sur des thématiques particulières afin de co-construire les orientations stratégiques et opérationnelles avec le franchiseur (commission marketing communication, commission informatique, commission RD innovation produit, commission achat, commission RH et personnel…). L’élection de représentants est un moyen de structurer le réseau en s’appuyant sur l’implication et la représentativité des partenaires franchisés. Intégrer les franchisés à la vie du réseau et leur donner un pouvoir décisionnel permet d’accroître la productivité et l’implication des partenaires, en déterminant des objectifs communs pour atteindre une réussite collective, celle du réseau.

4/ Mettre en place des outils informatiques opérationnels

La digitalisation du savoir-faire (manuel opératoire en ligne ou intranet, réseaux sociaux internes,…) permet d’optimiser la transmission d’informations en facilitant les échanges (réactivité de réponse plus élevée, simplicité de la mise à jour des pratiques,…).
La mise en place de plateformes digitales optimise la communication interne (centralisation des messages, limitation des circuits parallèles, transparence,…). La mise en œuvre d’outils informatiques opérationnels permet au franchiseur de délivrer un message unique, rapidement et efficacement à destination de l’ensemble des partenaires, de favoriser les échanges productifs et de conserver un regard sur la communication au sein du réseau.

Hormis ces différents moyens destinés à obtenir un réseau actif, collaboratif et homogène, unir les franchisés autour des valeurs et de compétences communes, s’identifiant à l’âme du réseau est indispensable afin de garantir son bon fonctionnement. Il s’agit alors d’établir un véritable travail de ciblage, lors du recrutement, quant au profil de partenaires recherchés. Le franchisé, qui deviendra un ambassadeur de l’enseigne doit adhérer au concept dans son intégralité. Le succès du réseau tient avant tout à la dimension humaine qui lie l’ensemble de ses membres.

Rencontre avec La Ferme de Sannois

Créée en 2016, l’enseigne La Ferme de Sannois, boucherie traditionnelle halal a récemment lancé son offre de franchise et vise trois ouvertures pour 2020.

Rencontre avec Adil Ramdani, directeur général de l’enseigne La Ferme de Sannois.

 

Comment l’enseigne a-t-elle vu le jour ?

 

Nous sommes deux associés à l’origine de ce projet, moi-même étant dans la gestion d’entreprise depuis près de vingt ans et mon collaborateur, boucher de formation depuis une quinzaine d’années. Nous nous sommes aperçus que le secteur de la boucherie, plus particulièrement, en ce qui concerne la viande halal, faisait face à manque de structuration et de traçabilité, nous avons alors décidé d’ouvrir notre enseigne, La Ferme de Sannois. Il s’agit d’une boucherie traditionnelle, accompagnée d’un abattoir de volailles sur place, qui nous permet de garantir à nos client une viande fraîche, de qualité, abattue du jour. Nous avons alors souhaité élargir cette démarche à l’ensemble de nos viandes. Pour se faire, nous avons visité des abattoirs à travers la France, ainsi qu’en Espagne, afin de pouvoir travailler avec eux, en direct, et ainsi bénéficier d’un approvisionnement journalier. Nous nous inscrivons dans une démarche de consommation responsable, en misant sur des normes de fraîcheur et de qualité. Nous disposons également d’un service de traiteur, ainsi nous réalisons l’ensemble de nos préparations sur place, mais aussi d’une épicerie, avec une gamme de produits spécifiques adaptés à nos viandes.

Comment avez-vous appréhendé le lancement en franchise et quels sont vos objectifs de développement ?

Après avoir exploité notre concept pendant deux ans, nous avons rencontré un véritable succès et avons pris conscience du réel potentiel. Nous nous sommes alors intéressés de plus près à la franchise. Nous avons participé au Salon Franchise Expo Paris l’an dernier, où nous avons fait la connaissance du cabinet AXE RESEAUX, qui nous a accompagné dans la mise en place de notre offre de franchise et dans la réalisation des différents outils et supports. Plus récemment, nous avons participé à la première édition du Salon Franchise Halal, qui a été pour nous, l’opportunité de rencontrer de futurs franchisés. Nous sommes actuellement dans l’attente, à la suite de ces différentes prises de contact prometteuses. Nous souhaitons ouvrir trois franchises pour l’année à venir et à terme, nous visons une dizaine d’ouvertures en Île-de-France.

Quelle a été votre relation avec le cabinet AXE RESEAUX et quel retour d’expérience pourriez-vous faire à de futurs franchiseurs ?

Nous avons rencontré le cabinet AXE RESEAUX, à l’occasion du salon Franchise Expo, avec qui nous avons immédiatement eu un très bon contact. Les experts présents sur place se sont montrés très réceptifs et à l’écoute de notre projet, ils ont pris le temps de nous expliquer les démarches à suivre.  AXE RESEAUX a su se distinguer par son professionnalisme et son expérience de la franchise, ce qui a confirmé notre volonté de faire appel au cabinet. Nous sommes particulièrement satisfaits du travail réalisé ainsi que du suivi et de la disponibilité des consultants, AXE RESEAUX nous a également mis en relation avec différents spécialistes, cabinet d’architecte ou encore professionnels du digital, afin de répondre à l’ensemble de nos besoins.

Rencontre avec Décopierre

Avec plus de 15 ans d’expérience et de savoir-faire, DECOPIERRE, marque du groupe VEGA, fabricant de matériaux décoratifs et innovants, poursuit son maillage territorial et vise une dizaine d’ouvertures d’ici 2022.

Rencontre avec Hervé Grumeau, Président directeur général du Groupe VEGA – DECOPIERRE.

Comment l’enseigne DECOPIERRE a-t-elle vu le jour ?

DECOPIERRE a été créée en 2001, à la suite d’une première expérience dans la région montpelliéraine, dans laquelle le créateur de l’enseigne, a expérimenté la commercialisation d’un produit innovant : un enduit mural décoratif à base de chaux naturelle, taillé à la main, destiné à la rénovation de façade. Se rendant rapidement compte du potentiel de cet enduit au rendu de pierre naturelle et de la forte demande, il se lance dans la création d’un réseau de concession, sur l’ensemble du territoire national. En 2011, nous avons repris le réseau, dont nous sommes devenus propriétaires et qui compte aujourd’hui 28 concessionnaires en France et 6 en Europe. Ce sont principalement des entreprises de bâtiment, avec des équipes de pose et des commerciaux, qui vendent notre produit à des particuliers, notamment par l’intermédiaire de foires et salons. La plupart d’entre eux travaillent exclusivement sous notre enseigne, ce qui nous permet de garantir à nos clients finaux une unicité de marque exemplaire.

En quoi l’enseigne se différencie-t-elle ?

Nous proposons un produit d’une grande technicité, fabriqué en France, qui nécessite un véritable savoir-faire, tant en termes de production que de pose et qui garantit un rendu esthétique spécifique. Nous réalisons de véritables créations décoratives, déclinables et adaptables en fonction des différentes surfaces, intérieures comme extérieures (façade, clôture, muret, hall, cuisine…). Il s’agit d’un produit destiné au ravalement de façade ou encore au marché du « neuf » dont nous maîtrisons la fabrication et la pose.

Quels sont vos objectifs de développement ?

Nous observons, depuis quelques années, une forte demande sur le marché professionnel, qui concerne notamment des collectivités, des programmes d’investissement ou encore des entreprises. Nous sommes aujourd’hui en mesure de répondre à ce marché émergent, en proposant ce produit uniformément, à l’échelle du territoire, avec des déclinaisons esthétiques et une capacité de réalisation nationale. Dans cette optique, nous souhaitons structurer cette offre, destinée aux professionnels. La tête de réseau va prendre en charge la gestion de ces nouveaux clients afin de redistribuer les réalisations au sein du réseau. En plus de cette expansion au marché professionnel, nous souhaitons finaliser notre maillage territorial et accueillir une dizaine de nouveaux concessionnaires dans les deux à trois années à venir. Cela, afin d’atteindre un maillage efficient, de répondre à la demande BtoB et enfin, d’augmenter la diffusion de notre produit sur notre marché initial, auprès des particuliers.

Sur quelles missions le cabinet AXE RESEAUX est-il intervenu ?

La rencontre avec le cabinet s’est faite à l’occasion d’un audit que nous avions entamé, au sujet de nos concessionnaires européens. Nous avons alors réalisé que nous avions un travail préalable de structuration, à effectuer en interne. Dans cette démarche, nous avons été mis en relation avec AXE RESEAUX afin de faire un état des lieux du réseau et des méthodes mises en œuvre. Le cabinet a soulevé différentes problématiques auxquelles nous faisions face et nous a accompagné dans l’optimisation de notre fonctionnement en réseau. AXE RESEAUX est notamment intervenu sur la restructuration juridique, avec la mise en place d’une nouvelle typologie de contrat et de redevances, sur la formalisation et la mise à disposition, via une plateforme numérique, de l’ensemble des ressources du réseau, ainsi que sur la mise en place de process de recrutement, en élaborant un dispositif opérationnel afin de recruter nos futurs partenaires.

Quelle a été votre relation avec le cabinet AXE RESEAUX et quel retour pourriez-vous faire à de futurs franchiseurs ?

Nous sommes très satisfaits du travail réalisé par le cabinet AXE RESEAUX, qui nous a été recommandé pour son professionnalisme et que nous avons choisi pour son expérience et son approche opérationnelle. Après avoir identifié les différentes problématiques que nous rencontrions, les consultants ont élaboré les méthodes et outils nécessaires. La collaboration avec AXE RESEAUX nous a permis de gagner un temps précieux dans la réalisation de l’ensemble nos supports et d’optimiser notre développement en réseau.

Rencontre avec HTC Santé

Créée en 2014, l’enseigne HTC Santé, vient tout juste de lancer son offre de franchise. Le spécialiste de la remise en forme en santé et bien-être, a mis au point une approche pluridisciplinaire, préventive et individualisée sur les thématiques de la gestion du poids, de la prévention santé et du bien vieillir pour les plus de 35 ans. L’enseigne vise trois ouvertures pour cette première année de lancement. Rencontre avec Olivier Delabas, Président du Groupe HTC Santé.

Comment l’enseigne a-t-elle vu le jour ?

Le projet HTC Santé a commencé à naître en 2002, époque à laquelle je travaillais dans le secteur du thermalisme. J’ai alors constaté qu’il s’agissait du seul secteur combinant les techniques commerciales au domaine de la santé. C’est un domaine hybride, qui faisait, à cette période, l’objet de critiques, notamment à cause d’un manque de structuration et de reconnaissance scientifique. J’ai alors mis en place le concept HTC Santé afin de parer aux problématiques liées à la cure thermale, notamment concernant le coût, relativement élevé, et la durée (3 semaines), mais surtout la problématique d’observance post cure.
C’est entre 2008 et 2014, après avoir mené une véritable réflexion sur l’aspect préventif et mis à l’épreuve différentes techniques, au cœur de notre approche, que l’enseigne a vu le jour. Avec ce concept, HTC Santé se positionne sur une démarche de salutogénique, l’action de créer de la santé au quotidien par des gestes courants et se concentre donc sur l’ensemble des facteurs favorisant le bien-être. Nous avons notamment adressé notre offre aux quadragénaires et plus, après avoir observé qu’ils étaient peu présents dans le domaine de la remise en forme. Nous avons souhaité répondre à des besoins de préventions santé et de maintien en forme à des générations moins portées sur ces pratiques de type fitness, mais très soucieux de la remise en forme à objectif santé.

Nous avons officialisé la marque en 2015 et avons mis en place une méthodologie appelée la triangulation thérapeutique, qui permet, en une heure par semaine, de répondre aux principaux objectifs de remise en forme. Nous avons développé une méthode globale, personnalisée, répondant aux besoins propres à chaque client, orienté sur la nutrition, le développement physique et l’optimisation de la physiologie. Nous nous inscrivons dans une vraie démarche d’épanouissement personnel. Par le biais de cette approche complète et individualisée, nous avons souhaité décloisonner les disciplines afin de répondre à des problématiques courantes mais diverses et d’offrir des résultats supérieurs aux méthodes traditionnelles.

Quels sont vos objectifs de développement ?

Nous venons de lancer notre offre de franchise, il y a quelques mois seulement, et avons une prévision d’ouverture à Versailles, Paris, Luxembourg. Nous visons trois ouvertures pour l’année 2020 et cinq en 2021. Cependant, nous rencontrons une problématique, en ce qui concerne l’acquisition de franchisés, en effet nous avons actuellement de nombreuses demandes avec beaucoup de refus de notre part par manque d’apport financier mais surtout de partage de nos valeurs. Aussi, nous souhaitons optimiser nos process de prise de contact et de recrutement, afin de mieux cibler nos futurs partenaires. Nous avons un projet abouti et peu concurrentiel, avec des chiffres de retour sur investissement particulièrement intéressants et des pôles qui fonctionnent avec de très bons ratios. Nous souhaitons désormais développer notre communication. Dans cette volonté, nous envisageons une levée de fond, afin d’optimiser le développement de l’enseigne à 2 vitesses : Le développement rapide de pôles en nom propre conjointement à la franchise avec plus d’inertie.

Comment avez-vous appréhendé le lancement en franchise et en quoi le cabinet AXE RESEAUX est-il intervenu ?

AXE RESEAUX est intervenu dans le cadre d’un plan d’action du développement et d’une structuration du réseau. L’accompagnement du cabinet nous a permis de gagner un temps considérable, notamment en ce qui concerne la méthodologie de travail. Cela nous a également été très utile sur le plan juridique, avec la rédaction du DIP. Faire appel à des professionnels de la franchise, est un investissement nécessaire, voir obligatoire, grâce auquel nous avons évité un grand nombre d’erreurs. AXE RESEAUX a élaboré les outils et méthodes nécessaires afin mettre en place notre offre de franchise. Nous sommes très satisfaits du travail réalisé par le cabinet, qui a su se montrer opérationnel et à l’écoute.