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L’échec en franchise

Au préalable, il convient de préciser certains éléments, tel que la portée de la réponse qui se concentre sur des enseignes françaises se développant en franchise en France et plus précisément, les « jeunes » franchiseurs.

L'échec en franchise

Les causes d’échecs en franchise : les réponses de la jurisprudence


L’analyse de la jurisprudence met en évidence différents facteurs pouvant causer l’échec en franchise, tel que:

  • Un savoir-faire insuffisamment ou pas exploité ;

  • Une volonté de se développer trop rapidement au détriment de certains fondamentaux (sélection hâtive de franchisés, validation d’emplacements sans étude d’implantation, absence d’assistance,…) ;

  • La transposition d’un concept qui a fonctionné dans un lieux unique et pour lequel sa duplicabilité n’a pas été prouvée ;

  • Une confusion entre l’activité métier et l’activité de franchiseur qui induit le nouveau franchiseur à se dispenser de conseils de spécialistes (avocats, cabinets de conseil, cabinets de propriété intellectuelle, géomarketing. 

Sauf situation conjoncturelle exceptionnelle, l’échec en franchise n’est souvent que le reflet de l’incompétence du franchiseur causée par méconnaissance de ce nouveau métier.


Les causes d’échecs en franchise : le manque d’anticipation


Dans le temps un autre élément prend toute son importance, il s’agit de l’évolution du savoir-faire, en effet, le marché, les tendances, les attentes de la clientèle évoluent et c’est au franchiseur d’adapter son offre, ses méthodes et ses outils afin de toujours être performant et de permettre à ses franchisés de l’être également.

Il ne faut pas oublier que la franchise se caractérise par un objectif commun de succès économique et la réussite du franchiseur passe par celle de ses franchisés.

Or dans un réseau naissant qui compte moins de dix unités franchisées, l’échec de deux ou trois franchisés qui représentent ainsi 20 à 30% des franchisés, a un impact certain sur l’activité du franchiseur et peut causer sa chute.

De manière générale nous pouvons tout de même être rassuré par le fait que le taux d’échec dans la franchise est bien inférieur à celui de la création d’entreprise isolée tous secteurs confondus ce qui s’explique par le niveau de professionnalisme attendu.