• +33(0) 1 30 21 78 69

Menu Fermer

La franchise avec moins de 50 000 euros d’apport : est-ce bien raisonnable ?

« Lancer une franchise nécessite forcément beaucoup d’argent ». Voici le genre de phrases qui ont la peau dure quand il s’agit de s’engager dans le monde des franchises, un univers aussi passionnant que séduisant. Certes, entre droits d’entrée, redevances et frais annexes, les chiffres peuvent vite donner le tournis. Pourtant, vous ne rêvez pas : il est tout à fait possible de monter une franchise avec peu d’apport personnel. Voici exactement comment votre entreprise peut devenir réalité.

Pourquoi faut-il de l’apport pour se lancer en franchise ?

Le monde de la franchise reste une industrie attractive avec de bons chiffres de croissance malgré les deux dernières années de pandémie vécues. Cette attractivité attire les convoitises de nombreux entrepreneurs qui souhaiteraient intégrer l’aventure. Pour autant, beaucoup s’arrêtent avant même d’avoir rencontré des franchiseurs, pensant, à tort, qu’il faut un apport bien trop conséquent pour leur porte-monnaie.

C’est une erreur courante car l’idée d’un apport financier considérable est en partie vraie mais pas que. Tout dépend des secteurs d’activité et il ne faut pas non plus oublier qu’il existe différentes sortes d’aides pour lancer une entreprise en franchise. Mais avant de rentrer plus en détails dans le sujet, voyons en premier lieu à quoi sert réellement cet apport pour l’ouverture d’une franchise.

Pour ouvrir une franchise, on estime que l’apport personnel se situe dans une fourchette allant de 5000 à 500 000 euros. Passant de 4 à 6 chiffres, on vous accorde que la somme n’est clairement pas la même ! Cependant, elle couvre le même type de frais du franchiseur avec qui la collaboration est mise en place. En l’occurrence, il s’agit de ceux-ci :

– Droits d’entrée ;

– Formation initiale ;

– Accompagnement au lancement ;

– Locaux (bail, rachat de fonds) ;

– Mobilier, matériel divers, agencement, signalétique ou encore informatique ;

– Stocks de lancement si besoin en fonction du business ;

– Prestations de services intellectuelles (études de marché, consulting, démarches administratives…).

Dans la majorité des cas, l’apport pour l’ouverture de la franchise est composé de deux types de fonds : des fonds personnels qui sont plus ou moins conséquents et, souvent, d’un apport complémentaire avec un prêt bancaire qui sera accordé (ou non !) après la présentation de la future franchise.

Comme pour tout business, intégrer un réseau de franchises nécessite un certain investissement financier pour couvrir des frais de démarrage dont on ne peut se passer. En revanche, contrairement à ce qui est dit, il est tout à fait possible d’ouvrir une franchise avec moins de 50 000 euros d’investissement.

Avec moins de 50 000 euros quels sont les secteurs d’activité les plus intéressants pour ouvrir une franchise ?

L’importance de l’investissement initial et/ou du prêt à contracter va dépendre principalement du secteur d’activité et de l’enseigne choisis. Il est évident qu’un business avec du stock ou encore du personnel ne nécessitera pas les mêmes efforts financiers que l’ouverture d’une enseigne de services qui n’a pas besoin de grand-chose pour démarrer la prospection. Parfois, il suffit même d’un ordinateur pour démarrer rapidement et en solo. Pas besoin ni de local ni de personnel et le business peut démarrer. De plus, un modèle d’entreprise à stock est un investissement plus risqué du fait de la dévalorisation des produits au fil des ans.

Il faudra donc privilégier des secteurs d’activité autour du service, qu’il s’agisse de services à la personne ou de services aux entreprises. Regardons en détails 3 types d’entreprises en franchise qui sont de bonnes idées pour débourser peu avant de se lancer dans la gérance.

  • Une enseigne de services aux particuliers

Le réseau d’entreprises de services à la personne est un premier exemple de ce qu’il faut faire pour se lance à moindres frais et sans forcément engager du personnel. Agences matrimoniales, enseignes d’aide à domicile ou encore sociétés de courtage, assistance en informatique ou même assurance sont autant d’exemples de franchises qui peuvent être créées rapidement sans prendre trop de risques et avec un apport largement inférieur à 50 000 euros.

  • Les franchises en immobilier

Le secteur de l’immobilier en fait rêver plus d’un depuis de nombreuses décennies avec le marché de la pierre qui ne cesse de s’envoler. Voici donc un autre exemple d’une activité de franchise avec un très bon rapport qualité-prix ! Les futurs entrepreneurs avec peu d’apport sont les bienvenus et peuvent se présenter sans crainte face aux grands réseaux de mandataires. Aujourd’hui, le digital a facilité de nombreuses situations et permet de réduire encore plus les investissements. Preuve en est : il existe de plus en plus d’agences immobilières qui n’ont plus besoin d’avoir pignon sur rue. Et qui dit pas de locaux dit peu d’apport ! Même chose pour les agences de home staging ou de courtage en prêts immobiliers, les conditions sont les mêmes. Il n’y en a quasiment pas !

  • Le conseil et services aux professionnels

On l’a vu les services et autres prestations intellectuelles sont des entreprises qui sont des alternatives idéales pour les franchises. Il en est donc de même quand il s’agit d’entreprises qui sont au service des professionnels en optant pour le B to B. Aujourd’hui, les entreprises professionnelles externalisent de plus en plus les compétences en faisant appel à des consultants ou autres agences. Le monde de la franchise en tire lui aussi avantage et, par conséquent, les futurs entrepreneurs qui veulent se lancer à moindres frais ont une vraie opportunité !

De nombreux services sont concernés par le sujet. Traduction, communication, marketing digital, financement, formation à la RSE, courtage, sécurité… les sujets ne manquent pas et les franchiseurs existants proposent un panel de services qui ne peuvent pas laisser de marbre quiconque à l’âme d’un entrepreneur.

Quelles aides existe-t-il pour créer sa franchise avec peu d’apport ?

En France, il existe un certain nombre d’aides qui permettent de lancer son enseigne avec un apport qui ne dépasse pas les 50 000 euros. On a vu précédemment que la somme de départ est souvent composée de fonds personnels mais aussi d’aides et emprunts divers. Pour montrer le sérieux d’un dossier, comme c’est le cas lors d’un achat immobilier par exemple, il est important de montrer qu’une certaine somme personnelle est adjugée pour l’entreprise. Cela prouve autant l’implication du porteur de projet que son envie de réussir, auprès des organismes sollicités comme face au franchiseur choisi.

Concernant les aides existantes pour atteindre le montant total nécessaire, on en dénombre en tout 6 dont les enveloppes financières dépendent de l’importance du projet et du dossier de l’entrepreneur.

Lorsque la phase de financement du projet est lancée, il ne faut pas hésiter à se tourner vers ces différents organismes pour contracter un prêt ou demander des aides :

  • L’aide de BPI France : cet organisme aide les entrepreneurs actifs depuis plus de 3 ans pour se voir octroyer un prêt auprès des banques.
  • Le fonds de garantie femme ou Garantie égalité Femmes : ce fonds de garantie est réservé aux femmes (toutes situations confondues) qui ont l’âme d’entrepreneuses, débutantes ou confirmées. Il octroie des crédits uniquement pour ce public.
  • Le NACRE : ce dispositif est réservé aux demandeurs d’emploi avec un accompagnement financier, une exonération de charges avec l’ACCRE et ensuite un suivi sur la durée.
  • L’apport de l’ADIE pour les micro franchises : cette association impliquée dans la micro-franchise solidaire intervient dans l’octroi petits prêts jusqu’à quelques milliers d’euros et dans la formation des entrepreneurs.
  • L’aide de Pôle Emploi : cela concerne les personnes qui seraient au chômage lorsqu’elles décident de monter une franchise. Pôle emploi accompagne les entrepreneurs en mettant à disposition des financements et des aides à la création.
  • Les fonds régionaux via les chambres de commerce, qui sont souvent très actives.

Mode d’emploi pour lancer son enseigne en toute sérénité

Comme pour toute création d’entreprise, le lancement d’une franchise nécessite beaucoup de travail, d’abnégation, de professionnalisme et de résilience. Selon le type de secteur choisi, l’apport financier sera plus ou moins important et que l’on ait un apport conséquent ou très peu de fonds propres et ce, peu importe le franchiseur choisi, le développement et le chemin vers la croissance sont exactement les mêmes. Il y aura les mêmes étapes, les mêmes embuches et les mêmes joies de l’entreprenariat.

Pour faire de ce pari une réalité viable et rentable, mieux vaut donc ne rien laisser hasard et suivre une feuille de route qui a déjà fait ses preuves. Un accompagnement professionnel d’experts en franchises est souvent la meilleure option pour perdre ni temps ni argent.

Ces consultants seront à même de faire de votre rêve une réalité tout en vous coachant tout au long des étapes, notamment lors de l’étape primordiale du recrutement de candidat par l’enseigne dans laquelle vous allez postuler. Ce coaching sur-mesure vous aidera notamment à :

– Monter un dossier professionnel et complet concernant votre situation ;

– Connaitre parfaitement les entreprises pour lesquelles vous postulez ;

– Apprendre à « pitcher » tout en restant confiant ;

– Avoir une vision d’entreprise et une stratégie de développement ;

– Avoir une stature de futur patron qui gère ou non du personnel.

L’étape du recrutement pour ouvrir une franchise de réseau est une des plus importantes car vous êtes littéralement un candidat qui postule à un poste et vous devez vous préparer et agit comme tel. Les futurs entretiens de recrutement doivent être préparés et il est primordial de connaitre parfaitement le sujet et les dossiers.

Se lancer en franchise avec moins de 50 000 euros d’apport est une réalité dans les faits car tout ce qui compte est de choisir un réseau d’enseignes qui demandent peu en investissements et dont le secteur d’activité est prometteur ou déjà (très) porteur ! Autre point qui n’est absolument pas à négliger lors du choix final : avoir un réel intérêt pour l’activité. Auquel cas, il vous sera difficile de miser loin et haut.

 

Laisser une réponse

Votre adresse ne sera pas publié

Share This

Copy Link to Clipboard

Copy